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Les nouveaux métiers des relations sociales

31/07/2020

Ces dernières années, la prise de conscience autour des risques psycho-sociaux – burn-out, bore-out et autres manifestations de malaise des salariés – a conduit les entreprises à s’interroger sur les conditions de travail – au sens large – offertes à leurs personnels.

Par ailleurs, l’émergence des modèles offerts par les start-up ou issus des grandes entreprises technologiques californiennes, et les aspirations revendiquées par les millenials ont apporté aux entreprises des pistes pour  impulser :

  • une refonte des espaces, ambiances et processus de travail
  • une amélioration des interactions entre les collaborateurs
  • une fluidification des vies professionnelle et privée des salariés.

Un nouvel axe est apparu dans les relations sociales : la QVT, pour qualité de vie au travail.

Quels nouveaux métiers ont-ils été inventés au service de cette démarche ? 

Les enjeux de la QVT

La QVT appréhende d’abord un enjeu de marché. Face à l’exigence de ses clients, au dynamisme de ses concurrents, à l’évolution technologique dans ses métiers, l’entreprise répond :

  • proposition de nouveaux produits et services
  • changement et optimisation des modèles de production
  • réorganisations et restructurations.

Ses salariés doivent alors accepter de multiples impacts au niveau de la formation, de la mobilité professionnelle, de l’adaptation des postes de travail…

La QVT embrasse un enjeu sociétal. Les modes de vie évoluent avec des structures familiales transformées (plus de familles mono-parentales), des distances domicile-travail allongées…

Les entreprises  et leurs partenaires sociaux imaginent et mettent en œuvre de nouvelles pratiques telles que : le temps partiel choisi, les congés parentaux, le télétravail… 

La QVT adresse enfin des enjeux de santé, physique mais surtout psychologique : la charge de travail, la surcharge informationnelle, le droit à la déconnexion…

D’autres réponses aux enjeux de la QVT

A côté de réponses très normées, des actions complémentaires permettent de répondre aux enjeux de la QVT :

  • la mise en place d’une conciergerie avec un service de pressing par exemple facilite la vie des collaborateurs qui résident loin
  • une offre de massage peut venir adoucir le quotidien des collaborateurs
  • des foyers ou espaces de vie collective dotés de baby-foot ou autre billard assurent non seulement des instants de détente mais favorisent les échanges informels et interpersonnels entre salariés…

De nouveaux métiers, à la croisée des RH, des Services généraux et de la Communication émergent désormais pour imaginer et faire vivre ces réponses. 

Fluidifier l’exercice des métiers de l’entreprise : 3 exemples

L’office manager ou facility manager a pour mission de soulager les collaborateurs de tout ce qui peut les détourner de leur mission première. De la gestion de la fuite d’eau à la présence de papier dans l’imprimante, il met à disposition des collaborateurs un environnement de travail en adéquation avec les besoins de leur métier et contribue à créer une bonne ambiance de travail.

L’ergonome d’entreprise a pour but de faciliter le travail de chacun. A partir d’un problème identifié, il analyse la manière de travailler des collaborateurs, pose un diagnostic de la situation et propose des solutions.

Le chief experience officer ou directeur d’expérience s’assure qu’un service ait décrit et partagé les bons processus, mis à disposition les bons outils… Pour accomplir sa tâche, il challenge processus et procédures, réalise des études, interroge les salariés, adapte les pratiques aux nouvelles technologies.

Les métiers tournés vers plus de bonheur au travail

Le chief happyness officer (CHO) ou Directeur du bonheur au travail a la charge de créer les conditions optimales au sein de son entreprise pour que chaque collaborateur ait plaisir à venir travailler et voie son travail comme source d’épanouissement. Il porte alors une ambition forte : remettre l’humain au centre des préoccupations. Son action passe par :

  • l’organisation d’instants de convivialité au service de plus de lien et de cohésion
  • le maintien et le renforcement d’une culture d’entreprise inspirante
  • le développement de la marque employeur
  • la proposition de services utiles aux collaborateurs…

Le wellness officer ou responsable du bien-être traite des problématiques du bien-être au travail. Il apporte des astuces pour apprendre à canaliser son énergie au travail, à prendre du recul, à mieux se concentrer. Il agit presque comme un coach. Il peut être de profil RH et avoir suivi une formation complémentaire en nutrition, yoga…

L’happyculteur ou cultivateur de bonheur. Son action s’inscrit dans une démarche de coaching. Il aide les managers à identifier les leviers de motivation et de bonheur chez leurs équipes. Il contribue à ce que les salariés aient conscience de leurs talents et une bonne image de soi.

Eviter le piège de la fonction gadget

Au début moquées, ces nouvelles fonctions dédiées au développement du bonheur au travail s’imposent dans toujours plus d’entreprises. Elles doivent cependant :

  • éviter l’écueil de l’infantilisation ou du paternalisme
  • rester dans la proposition et non l’imposition
  • respecter la frontière entre les vies professionnelle et privée.

Enfin, leurs actions doivent rester complémentaires de celles du management de proximité. Les salariés attendent de ce management :

  • qu’il laisse plus d’autonomie dans la réalisation des missions
  • qu’il apporte du sens aux actions demandées : les salariés souhaitent disposer d’une vision globale de leur travail et pas seulement de leur tâche.

On le voit, la recherche du bien-être ou du bonheur au travail nécessite la création de nouveaux postes occupés par des compétences nouvelles. Sans doute cette recherche exige-t-elle la redéfinition du rôle des managers de proximité, car si les salariés veulent évoluer dans un climat de travail bienveillant et épanouissant, ils aspirent également à plus de confiance, de transparence et de sens.