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Natures et usages des avantages sociaux

29/07/2020

La rémunération directe incarnée par le bulletin de salaire restitue le salaire fixe de base, les éléments variables, les primes. A côté de cette rémunération directe, la rémunération globale d’un salarié comprend également une dimension indirecte. 

Voyons en détail ce que recouvre cette rémunération indirecte, quels sont les usages que les entreprises en font et enfin quelle est la perception que les salariés en ont.

Revue de détail des avantages sociaux et annexes au salaire

Les avantages dont peuvent ou doivent bénéficier les salariés sont organisés en 3 grands groupes : les périphériques.

Les périphériques sélectifs : 

  • ils sont attribués avec parcimonie sur des populations ciblées de salariés
  • ces avantages sont représentés par les véhicules ou logements de fonction, le niveau d’’équipement en ordinateurs et smartphone, les compléments de retraite individualisés, les offres d’adhésion à des clubs…

Les périphériques légaux : 

  • ils sont distribués en termes monétaires, parfois de façon différée, et souvent de nature collective
  • on y trouve : la participation (obligatoire dans les entreprises de plus de 50 salariés ; les sommes sont bloquées), l’intéressement (facultatif ; l’argent est immédiatement disponible pour le salarié), le PEE (plan épargne entreprise ; les fonds peuvent provenir d’un dépôt par le salarié de sa participation, de son intéressement, de versements volontaires et d’un abondement par l’entreprise), le CET (compte épargne temps), l’actionnariat salarié, les stock-options, les nouveaux plans épargne retraite…

Les périphériques statutaires : 

  • ils correspondent aux avantages acquis
  • il s’agit des œuvres sociales du comité d’entreprise, des mutuelle et prévoyance, des tickets restaurants, des chèques-vacances, d’autres avantages sociaux offerts par l’entreprise…

Utilisation et bénéfices des avantages sociaux pour l’entreprise

Pour définir et mettre en pratique leur politique de rémunération globale, les entreprises nomment un Comp & ben (pour Compensation & benefits, c’est-à-dire un Responsable rémunération et avantages sociaux). En complément de la politique salariale, il a pour mission de répondre aux fortes attentes des salariés en matière d’avantages sociaux. Il définit ainsi le contenu et les conditions d’attributions des avantages sociaux des 3 périphériques.. 

L’entreprise utilise les avantages sociaux comme :

  • variable de rémunération : les revalorisations salariales ont un impact à court et long termes dans les entreprises car elles sont pérennes ; les sociétés utilisent la latitude dont elles disposent sur les avantages en nature pour augmenter, maintenir ou diminuer les rémunérations globales
  • élément de motivation : certains périphériques sélectifs, tels que les véhicules de fonction, apportent la reconnaissance individuelle attendue par certains salariés ; le PAO (plan d’options sur actions ; c’est-à-dire les stock-options) vient récompenser individuellement certains managers, généralement sur la base de leur performance personnelle ; les accords de participation et d’intéressement viennent récompenser une implication collective dont la traduction pour l’entreprise est le dégagement de bénéfices 
  • levier de fidélisation : dans une période ou les augmentations salariales sont plus difficilement accordées, un haut niveau d’avantages sociaux, comme la couverture santé ou la prévoyance, peut devenir un paramètre de fidélisation 
  • atout de différentiation : pour attirer de nouveaux talents les entreprises ont tout intérêt à construire et mettre en avant des avantages sociaux solides.

L’entreprise voit des bénéfices à proposer ces avantages sociaux. Ainsi en matière d’épargne salariale, l’abondement versé est déductible de l’assiette de ses impôts. L’actionnariat salarié peut être développé pour émietter le capital et se couvrir d’éventuelles tentatives hostiles de rachat. Les périphériques sélectifs peuvent être facilement diminués : l’entreprise dispose ainsi d’un levier de réduction des coûts de rémunération.  

Cependant, les entreprises ont du mal à communiquer sur ces à-côtés de salaire qui sont pourtant onéreux et à les valoriser auprès de leurs salariés.

Perception et intérêt des avantages sociaux par les salariés

Les salariés considèrent généralement ces avantages sociaux comme des acquis.  Ils mesurent difficilement la réelle portée de ces avantages, notamment par rapport aux économies que ces avantages leur font réaliser, à des exonérations de charges ou à l’absence de fiscalité.

Si certains avantages sociaux sont désormais soumis à charges sociales (tels que le véhicule de fonction, la mutuelle…), ils continuent à représenter de véritables économies pour le salarié. 

D’autres avantages accélèrent la constitution d’une épargne facile et rémunératrice. Le PEE présente ainsi 2 atouts majeurs : l’entreprise abonde les dépôts du salarié et les versements issus de l’intéressement sont dans ce cas non imposables. Les salariés peuvent en revanche être plus frileux devant l’actionnariat salarié, eu égard à la volatilité des marchés boursiers. 

En phase de recrutement, les candidats n’osent pas suffisamment interroger le chargé de recrutement sur ces aspects de la rémunération. Or, les avantages sociaux font partie intégrante de la rémunération globale et sont à considérer de manière aussi importante que le niveau de salaire.

On le voit, les avantages sociaux revêtent des formes variées. Pour l’entreprise, ils viennent compléter la rémunération purement salariale, offrir des éléments de reconnaissance, motivation ou fidélisation, ou encore représentent une variable d’ajustement voire un intérêt fiscal. En revanche, les entreprises éprouvent encore du mal à communiquer sur la valeur que les salariés doivent accorder à ces avantages qu’ils perçoivent de leur côté comme des acquis.