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Ressources humaines et Intelligence artificielle : entre répulsion et attraction

23/03/2020

L’Intelligence artificielle s’introduit dans le quotidien de nos entreprises, et donc dans celui de chaque salarié. 

Faut-il se méfier de cette présence accrue des machines ? Vont-elles remplacer l’homme ? Ou au contraire vont-elles l’aider dans son travail en lui permettant d’éviter les tâches pénibles ? 

Face à ces questions, la direction des Ressources humaines d’une entreprise doit s’adapter.

Essor de l’Intelligence artificielle : faut-il craindre pour nos emplois ?

En cherchant dans nos livres d’histoire, on se rend compte que la peur de perdre notre travail à cause du développement des machines n’est pas nouvelle. L’un des exemples les plus célèbres est la révolte des canuts, ces ouvriers de la soie à Lyon qui, en 1831, craignaient d’être remplacés par des métiers à tisser plus productifs qu’eux.

D’ailleurs on ne peut pas nier que, de la moitié du XIXe siècle jusqu’à 2010, l’innovation technologique a détruit un grand nombre d’emplois. 

De nos jours, avec le développement de l’Intelligence artificielle dans la plupart des domaines professionnels, la voix d’études alarmistes concernant la disparition programmée de certains métiers se fait entendre. Selon certains chercheurs, le taux de chômage ne ferait qu’augmenter dans les années à venir, les machines se substituant aux êtres humains pour effectuer des tâches répétitives, mais également, et c’est nouveau, pour effectuer des tâches « cognitives ».

Les salariés et l’Intelligence artificielle ne sont pas ennemis, ils se complètent

Pourtant, ces études ne constituent que des hypothèses. Rien ne permet d’affirmer que le chômage de masse se concrétisera, bien au contraire.

Tout d’abord, chaque époque fantasme l’avenir, mais se trompe souvent. Pour preuve il suffit de regarder des films de science-fiction réalisés au cours du XXe siècle et dont l’action se déroule au début du XXIe siècle : beaucoup de voitures volantes dans le ciel, de robots humanoïdes dans les rues… Une vision encore assez lointaine de ce qu’est notre quotidien.

Inversement, il y a seulement quelques années, qui aurait pu prévoir la création de certains métiers comme youtuber ou community manager ?

Inutile donc de prendre peur quant à l’avenir de nos métiers, d’autant plus qu’à partir de 2010, 96 %  des métiers qui ont disparu ont été remplacés.

Par ailleurs n’oublions pas que la révolution technologique que nous vivons n’est pas le fruit d’un choc soudain. Elle est le résultat d’années de mutation. Les employeurs comme les salariés ont par conséquent le temps de s’adapter. Certains métiers vont, non pas disparaître complètement, mais se transformer peu à peu.

Et si finalement monde du travail et Intelligence artificielle pouvaient être des alliés ? C’est par exemple ce que l’on peut constater dans le domaine des TIC (Technologies de l’Information et de la Communication) : ce secteur a en effet depuis quelques années généré la création de nombreux emplois, et ce n’est qu’un début…

Autre preuve du fait que la machine ne prive pas l’homme de son activité professionnelle : les pays les plus robotisés ne connaissent pas un chômage de masse. Bien au contraire, des nations telles que l’Allemagne, la Corée du Sud ou encore le Danemark font partie des pays où le taux de chômage est le plus faible (inférieur à 5 %).

Toujours est-il qu’au sein de l’entreprise, il va falloir continuer à suivre ce chemin que le développement de l’Intelligence artificielle trace. Et pour aider les salariés à s’adapter, c’est la direction des Ressources humaines qui est le mieux placé.      

Le rôle primordial des Ressources humaines dans la révolution numérique

Parce que certains métiers sont voués à subir des modifications profondes, les compétences attendues ne seront plus exactement les mêmes. Prenons l’exemple de l’automatisation de plus en plus répandue des caisses dans nos supermarchés : leur gestion demande aux salariés de nouveaux savoir-faire (aider les clients à les utiliser, et par conséquent maîtriser ces machines et être en capacité de résoudre un dysfonctionnement mineur). Le rôle des Ressources humaines est alors d’accompagner les hôte(sse)s de caisse dans l’apprentissage de ces nouvelles compétences en leur proposant des formations adéquates.

On voit bien dans cet exemple que se pose la place de l’humain dans un monde professionnel où les machines prennent de plus en plus de place. Certains chercheurs insistent sur l’idée que c’est l’humanité qui doit désormais être au centre de nos entreprises. C’est le rôle des Ressources humaines. Il s’agit de préserver et s’appuyer sur les qualités purement humaines que les machines ne sont pas en capacité d’exercer telles que l’écoute, le partage, l’empathie, le respect, la créativité, le vivre ensemble. Créer des moments de rencontre autour de la vie de l’entreprise, favoriser l’échange entre les salariés, voilà les missions essentielles du pôle RH des entreprises de demain.

La fonction des Ressources humaines est bel et bien d’apporter et de gérer ce capital humain au sein de l’entreprise. On comprend alors pourquoi se développe des métiers RH tels que « responsable du bonheur au travail » (aussi appelée « CHO » : « Chief Happiness Officer »), dont le rôle est de faire que chaque salarié se sente le mieux possible dans son entreprise, le rendant ainsi encore plus efficace dans son travail. 

Dans le domaine du recrutement, très investi par l’Intelligence Artificielle pour ce qui est de la première sélection, ce sont aussi des qualités humaines qui font la différence, les fameuses « soft skills » dont on parle souvent. Parmi celles-ci, on trouve l’esprit d’équipe, la créativité, le sens du service, la posture managériale, le comportement social ou encore l’intelligence émotionnelle, qualités que les machines ne savent détecter.

Comment se former à l’Intelligence Artificielle dans les RH ?

Afin de découvrir les techniques qui seront indispensables pour les Ressources humaines de demain, l’ESGRH, école de commerce spécialisée RH, vous propose pour une rentrée en octobre la formation adéquate : le Mastère RH et Intelligence artificielle. Il délivre le titre RNCP de Manager en Ressources Humaines de niveau 7 reconnu par l’Etat. Il peut se faire en alternance, sur un rythme de 3 jours en entreprise et 2 jours à l’école. Une fois votre titre obtenu, vous serez prêt à intégrer le service prédictif RH d’une grande entreprise ou plus largement, toute direction RH consciente des enjeux de transformation de l’entreprise.

Pour intégrer cette formation, vous devez avoir obtenu un bac+4 ou bac+5 en ressources humaines ou dans le juridique.

L’école se situe à Paris, dans le 11e arrondissement.